La Journée Lire pour réussir

Le Québec est affligé d’un taux élevé d’analphabétisme fonctionnel. Les difficultés de lecture compromettent l’éducation, l’accès à la culture, les soins de santé et la participation au marché du travail d’une part importante de nos concitoyens, ce qui a des conséquences tragiques sur nos institutions démocratiques, notre économie, la santé publique, etc. Ce sous-développement doit cesser.

La Journée Lire pour réussir mobilisera le monde des affaires, l’industrie de la culture, les acteurs communautaires, le réseau de la santé et le milieu de l’éducation pour combattre le fléau de l’analphabétisme.

Cette Journée ne sera que la première. En organisant d’autres événements similaires dans l’avenir, nous voulons créer un vaste mouvement et responsabiliser l’ensemble de la société.

La meilleure manière de vous impliquer, c’est de venir passer une journée avec nous pour réfléchir, discuter et trouver des solutions originales.

  • Quand ? Le vendredi 8 septembre 2017.
  • Où ? À la Grande Bibliothèque de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), 475, boul. De Maisonneuve Est, Montréal.
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Conférenciers

Monique Brodeur est doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle est membre des conseils d’administration de la Fondation pour l’alphabétisation et de Centraide du Grand Montréal, ainsi que du Conseil général de l’Association canadienne d’éducation. Ses travaux visent à mettre la recherche au service de la réussite éducative, notamment celle de l’apprentissage de la lecture. Elle est l’auteure principale de « L’analphabétisme crée l’obligation d’agir », publié dans L’État du Québec 2011.

Claudia Larochelle est journaliste, recherchiste et, depuis 2012, animatrice de Lire. Elle collabore à la chronique livres du Téléjournal de ICI Radio-Canada et régulièrement des textes dans Avenues.ca, L’Actualité, Les Libraires, etc. Écrivaine, elle a fait paraître le collectif Amour & libertinage par les trentenaires d’aujourd’hui (2011), le recueil de nouvelles Les bonnes filles plantent des fleurs au printemps (2011), le roman Les îles Canaries (2014), l’essai Je veux une maison faite de sorties de secours — Réflexions sur la vie et l’œuvre de Nelly Arcan (2015) et l’album jeunesse La doudou qui ne sentait pas bon (2016).

Diane De Courcy a été commissaire scolaire d’Ahuntsic durant 18 ans, dont les 14 dernières années à titre de présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).  En 2012-2014, elle a également été députée de la circonscription de Crémazie, nommée ministre de l’Immigration et ministre responsable de la Charte de la langue française. En septembre 2014, elle a été invitée à prendre la relève de Jacques Ménard, président de la BMO, à titre de présidente du Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec.

Littératie et éducation

(Description à venir)

Jean-Marc Fontan est professeur du département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il est spécialisé dans le domaine de la sociologie économique et travaille sur les thèmes de l’économie sociale, des actions collectives socialement innovantes, de la revitalisation socio-territoriale, de la philanthropie et de la recherche partenariale. Il est membre du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) et associé aux travaux du TIESS.

Littératie et fracture sociale

Être une personne alphabétisée, c’est démontrer des compétences techniques en matière de lecture, d’écriture et de calcul. Au-delà de ces compétences techniques se trouvent les compétences sociales indispensables au « bien vivre écologique en société ». Dans notre société, sont considérées lettrées les personnes qui acquièrent uniquement une compétence évidente en matière technique et non pas celles qui démontrent des compétences sociales. De cette réalité, les personnes dites illettrées sont traitées en subalternes, même si elles présentent des compétences cognitives et éthiques.

L’alphabétisation, ce sont des compétences liées tant au contenant (lire) qu’au contenu (le message). S’il est évident que le lettrisme de base facilite l’accès au bien-être et au mieux-être, il est tout aussi évident que les contenus véhiculés dans l’écrit, le lu et le calculé sont tout aussi importants. Il importe d’élargir le champ des compétences de l’alphabétisation aux dimensions cognitives et éthiques (contenu) afin que le visage de l’analphabétisme ne soit pas uniquement réduit à ceux et celles qui ne savent ni lire, ni écrire, ni calculer (contenant), mais aussi à ceux et à celles qui sont incapables d’utiliser de telles compétences pour une société plus démocratique, plus altière, plus solidaire et plus écologique.

Alexis Gagné est doctorant en sciences humaines appliquées à l’Université de Montréal et porte-parole de l’Institut des Générations. Il était auparavant analyste stratégique à la Fondation Lucie et André Chagnon et analyste sénior à la Commission Scolaire de Chicago. Il a aussi été chroniqueur économique à l’émission télévisée Format Familial et blogueur sur le site web du magazine L’actualité.

Littératie et économie

Lors de son intervention, Alexis Gagné utilisera les dernières statistiques nationales et des comparaisons internationales pour dresser un portrait des compétences, connaissances et préférences des Québécois en lecture. Il discutera ensuite des études scientifiques ayant tenté d’estimer le lien entre la croissance économique d’un pays ou d’une province et les compétences en lecture de sa population. Par le biais de ces études, il énumérera les arguments économiques pour un plus grand et meilleur investissement en littératie au Québec.

Finalement, Alexis Gagné offrira une réflexion sur le futur du marché du travail et ainsi de la société québécoise en se concentrant surtout sur les impacts majeurs que pourraient avoir l’intelligence artificielle et l’automatisation.

Joanne Plante est directrice de la référence à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). Elle a été bibliothécaire en chef d’un conseil scolaire en Ontario, où elle dirigeait une cinquantaine de bibliothèques. Elle siège actuellement au comité permanent des bibliothèques scolaires de l’IFLA (Fédération internationale des associations et institutions de bibliothèques).

Littératie et culture

Depuis des lustres, la bibliothèque agit comme moteur dans la valorisation de la lecture auprès des petits et des grands. Elle joue un rôle actif avant même que l’enfant n’entre à l’école, voire avant sa naissance. Elle accompagne également l’adulte dans ses différents apprentissages tout au cours de la vie afin de l’aider à acquérir diverses formes de littératie.

Un des avantages de la bibliothèque est sans contredit l’amusement. De nos jours, l’alphabétisation s’acquiert par le plaisir, se vit sans obligation, dans une atmosphère ludique, loin du silence d’une certaine époque. Il va sans dire que les conditions de réussite reposent sur l’intervention de professionnels compétents et dévoués et que les partenariats avec différents organismes peuvent favoriser le succès.

Charles Prémont est écrivain, ethnologue de formation et instigateur de la Journée Lire pour réussir. Selon lui, la notion de plaisir est une question centrale pour s’attaquer aux enjeux liés à la littératie. Il demeure convaincu qu’en offrant aux jeunes générations des lectures excitantes qui parlent à leur intelligence, on saura les intéresser aux lettres.

Littératie et imaginaire

Le livre a toujours été un objet qui divise. Curieusement, aujourd’hui peut-être encore plus qu’hier. On imagine instinctivement un rapport causal entre la littératie et la lecture. Plus les gens sauront décoder le sens derrière les lettres, plus ils bouquineront. Or, force est de constater que si cette habileté à décrypter est un facteur indéniable de l’amour de la lecture, il n’en est pas le facteur déterminant.

Ici, l’hypothèse est que ce facteur est le plaisir. Comme toute chose cultivée, que ce soit une fleur, un sport ou une industrie, la motivation qui pousse à en planter la graine trouve sa source dans la joie. Pour arriver à développer cette affection envers le livre, la fiction joue un rôle essentiel. Les émotions des personnages, les rebondissements du scénario, l’emprise des mots sur notre imagination sont les agréments propres au roman qui permettent un cheminement dans l’envie de se surpasser.

Longtemps remis entre les mains des éducateurs, l’édification de notre attachement à la lecture sera ici perçue comme une responsabilité collective. Cet engagement sociétal doit être pris envers nous et nos enfants si nous croyons qu’il s’agit d’un outil essentiel pour mieux naviguer le monde.

Marie-France Raynault est professeur de santé publique à l’Université de Montréal et Directrice du Centre de recherche Léa-Roback sur les inégalités sociales de santé. Ses recherches portent sur les politiques scandinaves qui contribuent à réduire ces inégalités. Elle est coauteur de l’ouvrage Le bon sens à la scandinave (Presses de l’Université de Montréal).

Littératie et santé

La présentation abordera les liens entre les compétences en lecture et la santé dans trois domaines distincts : les soins, la prévention des problèmes de santé et la promotion de la santé. Marie-France Raynault fera d’abord un rapide survol des déterminants majeurs de la santé tels que reconnus depuis la publication du rapport Lalonde en 1974. Elle discutera ensuite des difficultés que rencontrent les personnes analphabètes pour l’accès aux soins de santé, pour la compréhension des examens diagnostiques ainsi que pour l’application des traitements. Les aspects préventifs seront aussi exposés.

Il est de plus en plus reconnu que les compétences civiques ont un lien important avec la santé. L’exemple d’une étude récente portant sur la connaissance des droits en matière de logement et la salubrité des logements sera évoqué pour illustrer l’importance de la littératie dans la promotion de la santé.

La présentation se conclura sur le rôle des pouvoirs publics dans le développement des capacités de lecture des citoyens, principalement par le soutien aux Centres de la petite enfance ainsi qu’aux bibliothèques publiques.

Animateur

André d’Orsonnens est le cofondateur, président du conseil et chef de la direction de Druide informatique, une société spécialisée en linguistique informatique. Il orchestre depuis 1996 la commercialisation d’Antidote, le célèbre logiciel d’aide à la rédaction. Il est aussi cofondateur des Éditions Druide, maison qui publie de la littérature et des ouvrages de référence.

Horaire

8 h à 8 h 30 : accueil
Animation : André D’Orsonnens

9 h à 9 h 45 : ouverture
Mot de bienvenue de Suzanne Aubry, présidente de l’UNEQ
Conférence de Monique Brodeur

Conférences-éclair
9 h 45 à 10 h : culture, avec Joanne Plante
10  à 10 h 15 : économie, avec Alexis Gagné
10 h 15 à 10 h 30 : fracture sociale, avec Jean-Marc Fontan

10 h 30 à 10 h 45 : pause

10 h 45 à 12 h : ateliers

12 h à 13 h 30 : lunch

13 h 30 à 14 h : conférence de Claudia Larochelle
(Présentée par Sophie Prégent, présidente du FICC)

Conférences-éclair
14 h à 14 h 15 : éducation, avec Diane de Courcy
14 h 15 à 14 h 30 : santé, avec Marie-France Raynault
14 h 30 à 14 h 45 : littératie et imaginaire, avec Charles Prémont

14 h 45 à 15 h : pause

15 h à 16 h 15 : ateliers

16 h 15 à 17 h 15 : séance de clôture

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Foire aux questions

La meilleure manière de vous impliquer, c’est de venir passer la journée avec nous pour réfléchir, discuter et tenter de trouver des solutions.
Cette Journée Lire pour réussir ne sera que la première. En organisant d’autres événements similaires dans l’avenir, nous voulons créer un vaste mouvement et responsabiliser l’ensemble de la société. En partageant les connaissances et les initiatives dégagées pour éliminer le fléau de l’analphabétisme, nous souhaitons enclencher une véritable dynamique pour le changement.
La journée se déroulera à la Grande Bibliothèque de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), le 8 septembre 2017, de 8 h 30 à 17 h.
Oui ! ICI Radio-Canada Première PLUS enregistrera les conférences et les publiera sur son site web après l’événement.
Comité organisateur (en ordre alphabétique)
  • Monique Brodeur, Université du Québec à Montréal (UQAM)
  • Francis Farley-Chevrier, Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ)
  • Louise Guillemette-Labory, bibliothécaire
  • Geneviève Lanoue LaRue, Fondation pour l’alphabétisation
  • Sophie Montreuil, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ)
  • Charles Prémont, Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ)
  • Benoit Prieur, Association des distributeurs exclusifs en langue française (ADELF)
  • Richard Prieur, Association nationale des éditeurs de livres (ANEL)
  • Mélissa Verreault, Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ)

 

Partenaires
  • Académie des lettres du Québec
  • Association des bibliothèques publiques du Québec
  • Association des distributeurs exclusifs en langue française (ADELF)
  • Association nationale des éditeurs de livres (ANEL)
  • Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ)
  • Fondation pour l’alphabétisation
  • Union des écrivaines et des écrivains québécois
Contactez-nous !

 

Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ)
3492, avenue Laval, Montréal (QC) H2X 3C8
Téléphone : 514 849-8540 ou (sans frais) 1 888 849-8540
Télécopie : 514 849-6239

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